Depuis quelques mois, j'ai l'ambition de renouveler le contenu de ce blog. Celui-ci existe depuis plusieurs années et il est temps, me semble-t-il, de proposer de nouvelles choses. Aussi ai-je décidé d'ouvrir une nouvelle catégorie de billets, que j'essaierai d'alimenter régulièrement. Des "portraits de sociologues", voilà donc ce que je vais tenter de faire dans les prochains mois. L'idée est de mieux valoriser les travaux sociologiques portant sur les sports et le corps, travaux de langue française dans un premier temps, avec un prolongement possible vers des travaux anglophones dans un second temps. Il s'agit ainsi de mettre en évidence la pluralité des recherches et le dynamisme de la sociologie du sport (qui a ses congrès, ses revues, ses laboratoires, etc.). J'ai par ailleurs le souhait de mettre à l'honneur des collègues de sensibilités théoriques et de générations différentes, avec le souci de la parité hommes-femmes, appartenant à des institutions diverses (les Ufr Staps seront certes représentées, mais aussi les autres lieux où sont menés des travaux sur le sport). J'aimerais aussi pouvoir mettre en lumière des doctorants ou de jeunes docteur(e)s. Si ces billets fonctionnent, je franchirai (plus tard) les découpages disciplinaires en sollicitant des historiens, économistes, géographes, ethnologues, politologues, etc., comme j'ai toujours eu l'habitude de le faire sur ce blog et en accord avec ma conception des sciences sociales.

Ces billets seront une manière de montrer la "fabrication du chercheur", pour paraphraser Everett Hughes (La fabrication d'un médécin, 1955). Concrètement, chaque billet sera introduit par une brève notice biographique et un exposé des principaux axes de travail de l’interviewé(e). Cela sera aussi l’occasion de mettre en valeur ses publications. Des liens externes vers les articles, vers une page personnelle (quand elle existe) seront proposés. Une photographie ainsi que des illustrations (couverture d’ouvrages, de revues, etc.) sont prévues. Chaque interviewé(e) répondra à des questions types, parfois « décalées » et originales. Celles-ci seront quasiment toujours identiques, ce qui permettra de comparer les positionnements de chacun, un peu à la manière du fameux questionnaire de Sophie Calle.

Au final, l’idée est aussi que les chercheurs en sciences sociales travaillant sur le sport bénéficient d’une certaine visibilité, notamment en direction des médias. Je suis, en effet, très régulièrement invité par des journalistes (et des étudiants) à parler de sujets fort divers en lien avec le sport. Lorsqu’il s’agit de mes champs de compétences, je réponds parfois positivement (pas toujours toutefois). Lorsque ce n’est pas le cas, je redirige habituellement les journalistes vers des collègues compétents. Autant que ceux-ci soient identifiés.

À très vite, donc, pour le premier "portait de sociologue". Indice : il s'agira d'une sociologue.