Joli titre pour un ouvrage d'histoire du sport, qui vient de paraître aux éditions de l'Ecole française de Rome : "Le contrôle du ballon. Les catholiques, les communistes et le football en Italie". Ce livre de 655 pages est tiré de la thèse de doctorat de Fabien Archambault, aujourd'hui maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Limoges et chercheur associé au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), laboratoire de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. 

couverturePrésentation du livre par l'éditeur :

Il est parfois difficile, en Italie, d’échapper au calcio. Aucun domaine de la vie sociale n’ignore son emprise et lorsqu’on rencontre un Italien, il n’est pas rare qu’une de ses premières questions porte sur l’identité de l’équipe de football dont on se réclame. Le tifo est bien un phénomène partagé dans tout le pays et il semble naturel à chacun, homme ou femme, de choisir un club qu’il encouragera toute sa vie. Pourtant, en 1943, lorsque Mussolini est écarté du pouvoir, d’autres sports, à commencer par le cyclisme, étaient au moins aussi populaires dans la péninsule. C’est néanmoins le calcio qui, au cours des années 1950 et 1960, finit par engendrer une culture puissante. La diffusion extraordinaire d’une telle passion interroge l’historien : comment et pourquoi le football est-il devenu si important dans la société italienne ? L’ouvrage formule une hypothèse d’ordre politique : c’est parce que le football a constitué une des modalités de l’affrontement entre catholiques et communistes dans l’Italie de l’après-guerre que ce sport est devenu central dans l’imaginaire et les pratiques collectifs. À ce titre, l’histoire du calcio éclaire les stratégies d’encadrement politique, d’enracinement social et de fabrication du consensus conduites par l’église, la Démocratie chrétienne et le Parti communiste italien, de la chute du fascisme à la fin des années 1970.

La table des matières est accessible depuis le site du CHCSC : ici.

Bonne lecture !